Libération continuera à être imprimé normalement
- 16 October 2006
Vous êtes nombreux à l’avoir entendu samedi à la radio: l’imprimeur de Libération, Bernard Riccobono, menacerait de ne plus imprimer le journal en raison d’un passif “de deux millions d’euros”. L’information venait d’un article du Figaro.
En réalité, Riccobono s’est plaint en effet des factures impayées de Libé (celles de juillet, août et septembre), mais il a assuré à l’AFP, qui l’a interrogé, qu’il n’avait pas l’intention de cesser l’impression.
C’est aussi ce que confirme, dans un article à paraître ce lundi, le PDG de Libération, Vittorio de Filippis. De fait, les dettes du journal antérieures à la mise en place de la procédure de sauvegarde, y compris à l’égard de l’imprimeur, sont “gelées” pour six mois. On comprend que ça ne fasse pas plaisir aux fournisseurs, c’est normal. Libération bénéficie ainsi d’une bouffée d’oxygène, le temps de rééchelonner sa dette et de redresser ses comptes.
La Figaro s’est-il trompé ? A-t-il mal interprété ce qu’avait déclaré Riccobono vendredi lors d’une réunion ? En tout cas, Libération continuera d’être imprimé normalement, et c’est l’essentiel.


