CA décisif aujourd’hui à Libé
- 18 October 2006
Le conseil d’administration se réunit cet après-midi à Libération pour examiner les deux “projets de relance”. Celui d’Edouard de Rothschild, premier actionnaire avec 40% du capital, qui prévoit 100 suppressions d’emplois, une filialisation du web, et la remise en cause de la minorité de blocage détenue par les salariés (via la Société civile des personnels de Libération, SCPL, actionnaire à 20%). Et le projet Plenel-SCPL, qui est une fusion du projet interne élaboré par la direction de la rédaction et de celui présenté par Edwy Plenel vendredi en AG aux salariés.
Le projet Plenel-SCPL est aussi un plan d’économie (il prévoit 10 millions d’euros d’économie) -donc des départs-, mais il prévoit un plan de relance rédactionnelle (hausse des ventes du quotidien, web payant, création d’un hebdomadaire de qualité de fin de semaine).
Le projet de relance rédactionnelle d’Edouard de Rothschild reste très mystérieux, surtout depuis que Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur qui devait incarner ce plan, a décliné définitivement l’invitation de devenir PDG de Libération.
Le plan Penel-SCPL a reçu le soutien de toutes les organisations syndicales de Libération. Pierre Haski, directeur adjoint de la rédaction, et Marie Guichoux, rédactrice en chef, qui avaient en partie élaboré le plan interne, se sont désolidarisés de la fusion des deux projets.
Le CA d’aujourd’hui devrait trancher entre les deux projets. Mais il ne s’agit pas que d’un face à face. L’administrateur judiciaire, Régis Valliot -nommé depuis le déclenchement de la procédure de sauvegarde- a aussi son mot à dire, ainsi que les autres administrateurs (Suez, Pathé, La Libre Belgique, Communication et Participation, 3i, etc.).



et si on les plantait là, si on faisait comme eux font souvent quand ils ferment une boite !!! plantons les là.
OK on ferme Libération, mais dans la foulée on créé Libé par exemple. Même format, logo proche, mêmes journalistes, même ligne éditoriale, alors comment on fait, hé bien dans un premier temps on fait une collecte, la SDL pourrait servir à cela, avec le fric récolté on met en place sur le net l’infrastructure nécessaire à la communication d’une rédaction, chacun bosse chez soi et hardi petit, on verra par la suite !
Mais plantons les là !!!
fred.ilrosso@laposte.net