Réunion lundi à Lyon autour de Libé

  • Ecrit par NCo
  • 20 October 2006

Une réunion sur la crise de Libé avec le correspondant à Lyon du journal (Olivier Bertrand) et un représentant de Libé se tiendra lundi à 18h30 à Lyon dans le cadre des cafés média (A l’image des cafés philo, le café média est un lieu de rencontre convivial ouvert aux journalistes et non journalistes qui souhaitent dialoguer et échanger sur leurs expériences).
Un point sera aussi fait sur la création d’une antenne lyonnaise de la SLL.

Voici l’invitation:

CAFE-MEDIA LUNDI 23 OCTOBRE A 18H30 Attention : nouveau lieu

Lundi 23 octobre à 18 heures 30

Rendez-vous désormais au “Café” (anciennement la brasserie de l’Etoile) qui
se situe à la Guillotière face à la fosse aux ours au 2 du cours Gambetta.

Le thème de ce premier café-média de la saison

Quotidiens en péril : Etat d’urgence à Libération
Placé en procédure de sauvegarde par le Tribunal de commerce de Paris, le
quotidien « Libération » a six mois devant lui pour élaborer un projet de
relance et trouver de l’argent frais… Plusieurs plans de relance donnent
actuellement lieu à d’âpres discussions. D’où viennent les problèmes ? Que
faire ? N’est-il pas trop tard ?
A Lyon, une société des lecteurs est en train de voir le jour…

Information et liens

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Commentaires

Cher Libé,
Pose toi la question: si tu avais été soumis à la férule plenelienne , un papier tel que celui qui est paru aujourd’hui sur Battisti, un tel papier -qui est tout à ton honneur- aurait-il été publié ?
J’espère n’avoir jamais à chanter: “adieu Libé je t’aimais bien…”

Salut,

J’pourrais pas être présent ce soir, à Lyon, à la réunion des lecteurs et donc voici ma p’tite bafouille à l’adresse de Bertrand,Delbecq et les autres…

Le projet de relance éditoriale de Plenel me paraît assez alléchant: réaffirmation de l’identité de gauche du journal, quotidien de combat anti-Sarkozy.
Aussi, je voudrais ramener ma fraise en apportant quelques idées “modestes et géniales” afin d’améliorer ce foutu canard!
Pourquoi ne pas créer une ou des pages intitulées “social” à l’instar de celles pour l’”économie” (comme autrefois)?
Idem pour une ou des pages consacrées à “la vie associative et citoyenne”(à la manière de mon hebdo préféré “Politis”)qui montreraient les initiatives de terrain,les alternatives sociales,économiques et culturelles ? Je me souviens d’une chronique “citoyenne” (une colonne tous les lundis ou mardis-en 98 ou 99-je crois) tenue par François Wenz-Dumas, et puis, paf, disparue …
Je pense que si “Libé” se “re-brancher sur les mouvements sociaux en général, et le mouvement associatif et coopératif en particulier, alors oui, il aurait davantage de raison d’être à mes yeux, il pourrait, je pense, attirer un nouveau lectorat(jeune,engagé,radical) mais aussi faire revenir celui qui vous a abandonné par déception militante. Car il s’agit bien de renouer avec une partie de son passé, de son histoire.Sinon, a quoi cela sert-il de se proclamer de gauche ?

J’ai oublié de dire:
Pour ce matin, bravo pour la couv’ et le dossier sur les “invisibles”!
J’avais déjà écouté les auteurs du bouquin dans mon émission préférée “La-bas si j’y suis” de Daniel “gardarem lou” Mermet.
J-Yves

J’avais été pressenti pour rejoindre l’équipe de _Libération-Lyon_ titre quotidien ephémère qui a vécu quelques mois.
Je venais de prendre mes marques à Paris, j’ai décliné l’offre, et peut-être mal m’en a pris puisque j’aurais peut-être été de ceux reclassés à Paris.

Lorsque Maurice Clavel était venu à Strasbourg pour une conférence, j’avais démarré la correspondance de l’Agence de presse Libération pour l’Alsace. Ensuite, en compagnie de Michel Arnould, j’avais un temps assuré la correspondance régionale de Libération (il y avait aussi, pour la partie Haut-Rhinoise, Francis Bueb).
L’un des points forts du journal, c’était son courrier des lecteurs, le courrier des taulards, des pages thématiques. On voit ce qu’il en est advenu…

J’imagine que des voix s’étaient élevées pour s’opposer à la marginalisation de la relation directe entre la rédaction et le lectorat, et ce à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

À présent, les lecteurs sont de nouveau sollicités. Par les mêmes ? Par ceux qui les ont poussés vers la porte de sortie ?
Par celles et ceux qui ont fait en sorte que des rubriques peu rentables soient remplacées par des rubriques plus susceptibles d’attirer des annonceurs ?

Le problème, c’est qu’entre les quoditiens tels Le MOnde ou Le Figaro captant un lectorat à fort pouvoir d’achat et les hebdomadaires généraux ou spécialisés visant les bobos friqués, il n’y a pas vraiment de place pour autre chose. Et la crédibilité du Parisien ou d’Aujourd’hui en France est au moins aussi forte que celle de Libération, devenu un titre non plus national mais parisien, fait par des gens à pouvoir d’achat encore correct à destination d’un lectorat à pouvoir d’achat encore correct (mais, bon, à force de favoriser une situation à l’Argentine, Libération finira par contribuer à l’étiolement de son lectorat).

Refaire un journal populaire à prix populaire n’est sans doute plus possible. J’achète encore moins Le Monde depuis son augmentation mais cela me reporte davantage vers Aujourd’hui que vers Libération, sauf si mon trajet de transports en commun était plus long que d’habitude. Sinon, la différence de traitement de l’info est bien faible. Ah, si, parfois nous avons quelques voix intéressantes autorisées qui s’expriment, comme dans Le Monde.

Finalement, s’il faut sauver quelque chose, c’est peut-être Politis.
http://www.pour-politis.org/
Qui s’en soucie ?
Certes, j’hésite un peu (ancien aussi de Politique Hebdo, j’avais soutenu le successeur, en prenant des action
s). À quoi bon ? Mais, finalement, il y a des priorités, et là, cela semble gagnable. Pour l’ext-Libé, j’attends plus d’arguments pour m’en convaincre.

Pourquoi pas un café média à Paris ?

Quant à l’article d’Eric Jozsef sur Battisti, il aurait pu paraître dans Le Figaro ou dans Minute.
“La violence inouïe autant que l’incosnsitance idéologique des PAC et,….”.
A partir de quel savoir s’autorise E. Jozsef pour clore ainsi son article ? Connaît-il seulement la situation de l’Italie dans ces années là et les manipulations des services secrets liés à la CIA et à l’extrême droite ?

Un débat à Paris, dans le cadre d’un café-média ou d’autre chose, est effectivement une bonne idée. On y travaille, et si tout se passe bien, on vous annonce quelque chose pour le début de la semaine prochaine.

I’ll be BACK! :) ;)