Aux membres de la SLL et aux lecteurs de Libération: où en sommes-nous ?

  • Ecrit par bureau
  • 2 February 2007

Par Zina Rouabah et William Bourdon

Nous avons accepté de co-présider l’un et l’autre la Société des Lecteurs de Libération.

Il nous paraît important, compte tenu des enjeux actuels, de faire connaître aux lecteurs l’état d’avancement des démarches entreprises pour donner à la SLL toute la légitimité et le contenu qu’elle doit avoir, et de les informer des discussions en cours avec les représentants de l’actionnaire principal, Edouard de ROTHSCHILD.

Le nombre d’adhérents à la SLL, depuis sa constitution, aujourd’hui plus de 4200, démontre qu’elle a vocation à tenir une place et à jouer un rôle de plus en plus essentiel dans la reconstruction du journal.

Il nous faut tout d’abord structurer cette association, gérée actuellement par un Conseil d’administration provisoire composé de salariés du journal et de la coprésidence.

Nous allons donc dans les prochaines semaines convoquer une Assemblée Générale au terme de laquelle sera, bien entendu, constitué un nouveau Conseil d’Administration. Nous débattrons alors des grands chantiers à mettre en œuvre pour que notre association participe à la Vie de Libération (organisation de débats en France, constitution de coordinations régionales de la SLL, une souscription ?….).

Si l’Assemblée Générale ne s’est pas tenue pour l’instant, c’est que nous poursuivons nos discussions avec le nouvel actionnariat du journal. Nous souhaitons en effet progresser vite, de telle sorte que nous puissions annoncer à l’occasion de cette réunion le dispositif élaboré conjointement avec les actionnaires et les modalités d’implication des lecteurs dans la Vie de Libération.

Nous touchons ici l’essentiel de ce qui vous préoccupe tous, c’est-à-dire la capacité de la Société des Lecteurs de participer de façon effective et transparente aux principales étapes de la reconstruction du journal.

Pour vous, pour nous, l’essentiel est d’avoir un droit de regard sur les principales décisions. C’est pourquoi, nous souhaitons non seulement avoir un statut d’actionnaire, afin de contribuer au développement de notre journal, mais également et surtout, de pouvoir participer aux décisions, par un siège permanent, au Conseil de Surveillance en cours de composition.

Différentes questions se posent, elles ne sont pas toujours simples à résoudre et encore une fois, nous mettons toute notre énergie pour favoriser l’implication la plus effective possible de la SLL dans le processus actuel.

Tous les lecteurs, à la lecture de l’éditorial de Laurent Joffrin, paru en ouverture du Making-of le 18 janvier 2007, ont pu mesurer, et nous nous en félicitons, l’importance que le nouveau PDG et Directeur de Libération, attache à l’implication future de la Société des Lecteurs et du lectorat dans le journal. Nous le remercions ici et nous aurons l’occasion de lui préciser que ce qui est important pour notre association, c’est la garantie de l’identité et de l’autonomie de la Société des Lecteurs. Elle doit avoir une place originale, personnelle à jouer dans la partition en cours d’élaboration.

Il faut nous enrichir de l’expérience acquise par d’autres sociétés des lecteurs en France et en Europe et d’ailleurs nous souhaitons que la Société des Lecteurs de Libération soit à l’initiative, nous en reparlons, du lancement d’une fédération des sociétés des lecteurs européenne.

Nous pourrons ainsi mutualiser nos acquis et devenir les unes et les autres des acteurs vigilants et exigeants à l’heure où la presse et notamment la presse quotidienne, connaît une des pires crises de son histoire.

Notre mission est ici d’être le porte-parole, le messager, le relais entre les lecteurs et Libération.

Nous remercions tous les lecteurs de leur soutien et nous prenons l’engagement de les tenir informés de toutes les décisions importantes à venir. Le site de la SLL est là aussi pour être le support interactif et vivant de vos réactions et de vos commentaires. Ce sera une des missions prioritaires donnée aux membres du futur Conseil d’administration que de créer les dispositifs nécessaires à une actualisation permanente du site.

Information et liens

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Commentaires

je me felicte de ce texte qui rassure sur la suite des operations.
CELA etant je jugerai aux actes mais je vous fais confiance pour que la sll joue pleinement son role dans le devenir de libe.

Ca serait élégant que l’AG de la SLL intervienne avant que vous nous demandiez de renouveller nos cotisations.

coucou c est encore moi.
Qui dit souscrption au cas present aquivaut a dire actionnariat je suppose.A VOUS LIRE
alain de marseille

On vous fait confiance

Merci

Non!
Ils ne sont pas morts!
Vous l’ignoriez? Les journalistes de Libé viennent de voter une motion de défiance à l’encontre de Laurent Joffrin (à main).
Un authentique patron prétendument à gauche.
A gauche de la droite, pour qui sait se latéraliser hors des schémas dominants.
La motion de défiance fut votée par moi-même dès l’intronisation par le Baron du prétendu Sauveur Suprême.
Aujourd’hui, je vote une seconde motion de défiance à l’encontre de celles et ceux qui se défient enfin de Laurent Joffrin (à main).
Non point en raison du fait qu’ils aient voté leur motion à eux. Puisqu’elle rappelle en effet au Valet du Baron qu’il est des limites à ne pas franchir, même pour quelqu’un qui se situe à la gauche de la droite.
Si j’exprime ma défiance à l’encontre des journalistes, c’est parce que j’ai, plus que le sentiment, la certitude qu’ils m’ont couillonné.
En octobre 2006, j’ai adhéré à une société des lecteurs. Oh, certes, mon apport financier fut fort modeste (celui auquel peut consentir un Surmachinchose placé sous la tutelle de la Banque de France).
Mais avec la foi du charbonnier.
Quatre mois plus tard, je m’interroge:quoi qu’elle devient cette société, hein? Oh vous les défiantes et les défiants?
Un appendice?
Un faire-valoir?
Je n’ai pas adhéré pour faire joli dans le décor d’un journal auquel je m’étais attaché (notez, en passant, la subtile nuance qu’implique le recours à un passé imparfait).
J’imaginais alors que l’adhésion aurait d’autres finalités que celles-là.
Eh bien non!
La Société des Lecteurs s’est placée, sans même que soit sollicité l’avis des lecteurs, sous la tutelle des journalistes. Qui, sans doute parce qu’ils sont des journalistes, sont désormais les seuls à exprimer les presque rien qui informent si peu sur la crise que traverse le journal, à travers un site croupion qui clignote au gré des intempéries internes.
Je me résigne.
J’ai concédé mon obole.
Chaque matin, je visite mon dépositaire qui me remet mon Libé moyennant l’euro (et vingt centimes) qui concourt à la survie de l’entreprise. De presse, certes. Mais d’abord et avant tout, une entreprise, selon des concepts communs au Baron et à Laurent Joffrin (à main).
Atavisme affectif.
Et rien de plus.
C’est un peu triste ou (et) rageant d’en arriver là.

Pace è Salute!

André Blanchemanche
(Chronique internet du 2 février)

Bonjour

je découvre avec qq jours de retard ce message. J’ai légèrement déserté ma fréquentation de ce blog, car il se déplumait un peu. Très heureux donc d’y lire ce message, pour vous dire que , bien sur, vous avez notre confiance, et pour espérer donc, comme j’imagine beaucoup de membres de la SLL, que nous nous retrouverons très bientôt en AG.

Je comprends la tension qu’il y a entre nécessité de mettre la SLL sur des bons rails avant de convoquer cette AG, et ne pas non plus tout ficeler avant. Un modeste conseil : bien sur, dans ces temps, privilégier l’efficacité, mais ne pas sous-estimer la capacité des membres de la SLL, réunis en AG et ayant a coeur de soutenir le journal, d’aboutir à des propositions constructives y compris sur ce plan précis de l’efficacité.
Ils s’y sentiront d’autant plus a l’aise pour conjuguer cette exigence avec les raisons de fond de leur implication dans cette association

Bien cordialement

Thomas

Zina, William,

Désolé mais autant vous le dire tout de go, sans autre forme de procés, votre billet ne me plaît pas.

“Il nous paraît important de faire connaître aux lecteurs l’état d’avancement des démarches entreprises pour donner à la SLL toute la légitimité et le contenu qu’elle doit avoir.”

Le hic c’est que la légitimité de la SLL c’est de réunir 4200 personnes qui ne vous ont pas demandé ni mandaté pour discuter de quoi que ce soit en leurs noms …

“Si l’Assemblée Générale ne s’est pas tenue pour l’instant, c’est que nous poursuivons nos discussions avec le nouvel actionnariat du journal. Nous souhaitons en effet progresser vite, de telle sorte que nous puissions annoncer à l’occasion de cette réunion le dispositif élaboré conjointement avec les actionnaires et les modalités d’implication des lecteurs dans la vie de Libération.”

Ah bon ? J’ai le sentiment que vous allz un peu vite en besogne. Autant j’ai salué votre implication, autant je trouve la méthode employé un peu cavalière. Ceci étant cela devrait plaire à l’actionnaire pincipal comme vous dites …

“Pour vous, pour nous, l’essentiel est d’avoir un droit de regard sur les principales décisions. C’est pourquoi, nous souhaitons non seulement avoir un statut d’actionnaire, afin de contribuer au développement de notre journal, mais également et surtout, de pouvoir participer aux décisions, par un siège permanent, au Conseil de Surveillance en cours de composition.”
Comment pouvez prétendre exprimer la vision des membres de la SLL san les avoir jamais questionnés ?

Ne lisez pas ce post comme une attaque perso, je pense que vous êtes animés des meilleures intentions et bravo pour cet investissement bénévole. N’allez cependant pas trop vite en besogne. Etre les porte-paroles de 4200 membres muets c’est pas facile et je ne suis pas certain que votre positionnement réflète ce que pense la majorité des membres de la SLL

Cordialement

mêmes questions , mêmes interrogations que dans le message précédent
D’où vient votre mandat ? Vous êtes vous poser la question de savoir , comme dit Grorick , si ” votre positionnement reflète celui de la majorité des lecteurs ”
Cela fait vraiment bizarre de vous voir faire référence à “l’actionnaire principal” dès le premier paragraphe et de poursuivre pas loin après, par des remerciements au ” nouveau PDG et Directeur de Libération”….
Ce serait regrettable que la SLL avant même que d’exister se coule déjà dans une sorte de modèle de cour et de cercle de notables
lecteurs ouvaton ?

je ne soutiens pas plus que cela les 2 co presidents mais il faut rappeller qu ils sont nommes en quelque sorte provisoirement en attendant L ag. Idem pour le bureau
compose de journalistes qui font avancer les choses sur leur temps libre.Bref l ag permettra d y voir plus clair d elire des instances democratiquement. SOYONS PATIENT;
alain

Bonjour,
j’avais lu distraitement et sans trop rien en retenir ce texte de Zina Rouabah et William Bourdon. Mais sa retranscription, ce matin, dans “Libé” (comme quoi, vive le bon vieux journal papier !) m’a fait, enfin, réagir. Et je partage le point de vue de Grorick.
Sans remettre en cause l’engagement des deux vice-présidents provisoires, c’est une méthode un peu bizarre - et pour tout dire guère “participative” - que d’attendre d’avoir négocié un accord avec le PDG de Libé pour le faire avaliser par l’assemblée générale des lecteurs (lesquels, certes, avec seulement 4200 adhérents ne sont pas très nombreux).
Il me semble qu’il serait plus logique de convoquer une assemblée générale, qui définirait SES positions et demandes - ce qui n’empêche pas, bien au contraire, d’entendre celles de la direction de Libé ou de son principal actionnaire. Et le président ou les présidents (personnellement, cela ne me gênerait de valider les actuels présidents provisoires, sur ce que je sais d’eux) ELUS de l’association auraient alors toute légitimité pour discuter avec la direction du journal.
Sinon, une fois de plus, c’est le diktat : vous approuvez ce qu’on a prévu pour vous ou c’est le chaos.
D’autre part, quand est-ce que sera publié le nouvel organigramme complet de la rédaction ? Et ou en est-on du plan social ? ira-t-il au delà des départs volontaires ?

Décidement, j’ai toujours un métro de retard; j’en étais resté à l’ancien site de la SLL que je trouvais bien calme depuis sa création. A ma décharge, la SLL ne m’a pas vraiment informé , ni dans ce qui se passait au journal, ni sur l’objectif de cette association de lecteurs. Mais tout cela c’est du passé et je viens d’apprendre 2 bonnes nouvelles en une seule journée:
- on s’engueule à Libé entre patron et employé; et le contraire m’aurait inquiété
- nous (adhérents à la SLL) avons 2 nouveaux patrons depuis 2 jours et ils sont déja contestés ; et me voila une nouvelle fois rassuré !!
Libé ne serait pas Libé sans contestation et coups de gueules.
Alors bon courage à nos 2 nouveaux patrons (j’espère que ce terme va vous faire hurler) ; tenez bons et n’hésitez pas à faire appel à nous: il faut sauver le journal Libé .

Bernard

Lecteur assidu depuis de nombreuses années, (j’ai été abonné, mais problême de distribution de courrier !) adhérent à SLL, je m’interroge parfois sur les orientations de fond de Libé! Pour finir, même dans la critique, libé ne soutient-il pas Nicolas ? ce qui me dérangerait assez. Plusieurs comentaires journalistiques de Libé et d’ailleurs le susurent ! Est-ce un effet de la nouvelle direction ? Je garde encore confiance, mais je demeure vigilant. Aller ! Bon courage et rester fidèle à Serge July.

ça n’a pas vraiment un rapport avec l’endroit ou se trouve la SLL, encore que. Mais voici une intéressante dépêche AFP, de ce jour :
France Télévisions suspend Alain Duhamel pour son soutien à Bayrou. Le journaliste Alain Duhamel «n’interviendra plus
sur les antennes de France Télévisions jusqu’à la fin de la campagne électorale» en raison de sa prise de position publique «en faveur de la candidature de
François Bayrou», a annoncé jeudi France 2 dans un communiqué.
Au nom des «principes d’indépendance et de neutralité», Alain Duhamel «ne
participera pas à l’émission +A vous de juger+ (animée par Arlette Chabot, NDLR) avec François Bayrou, programmée ce jeudi 15 février (…) M.Duhamel «a pris position en faveur de la candidature de François Bayrou
lors d’une réunion organisée à l’Institut d’études politiques de Paris en novembre dernier, dont des extraits sont diffusés sur internet», ajoute-t-elle.

Je n’ai pas souvenir que “Libé” ait évoqué le sujet. Mais j’espère que la même logique d’indépendance nous délivrera des pensums hebdomadaires de M.Duhamel.

l ag et sa preparation ca

la preparationde l ag ca avance je suppose
alain

Je suis déçu (le mot est faible) par l’orientation de Libé prise pour la campagne présidentielle. Je ne souhaite plus soutenir Libé et souhaiterais me faire rembourser les 1000 euros que j’ai donnés à la société des lecteurs lorsque Libé allait mal et qu’il était encore difficile d’imaginer que Libé allait faire le jeu de Sarkozy en tapant sur la candidate socialiste. Est-ce possible ?

Bonjour,
Lu ce jour dans “Libé” (papier, rien trouvé à cette heure sur le site web) la composition du Conseil de surveillance, chargé, dixit le président du directoire Laurent Joffrin, de “définir la stratégie de l’entreprise”. Onze membres: Valérie Bernis (la directrice-adjointe de Suez ?), Carlo Caracciolo (actionnaire italien), Vittorio de Filippis (au nom de la SDJ de Libé ?), Bernard Guetta (à quel titre le “oui-oui” du référendum sur la constitution européenne sur France-Inter siège-t-il ?), Guillaume Hannezo (vice-président, ancien directeur financier de Jean-Marie-Messier-moi-même-maître-du-monde, un vrai gage de rigueur financière, donc, associé de la banque Rotschild, de la banque à Edouard), Bernard-Henri Lévy (philosophe millionnaire toujours de gôche comme le prouvent son bloc-notes du gauchiste hebdo “Le Point”), François Le Hodey (de la “Libre Belgique”, celui qui estimait que le plan social pour “Libé” était pas suffisant et prônait plus de 100 licenciements), Carlo Perrone (autre néo actionnaire italien), Edouard de Rotschild (monsieur le comte, “ami de Nicolas Sarkozy” comme le précise Wikipédia), Agnès Touraine (présidente du conseil, ex de Vivendi sous Messier me semble-t-il, de la bande à Edouard), Lionel Zinzou (de la bande à Edouard).
A ma connaissance, pas trace là-dedans d’un représentant de la société des Lecteurs. Y-en-aura-t-il un, comme le prônent les deux co-présidents provisoires dans leur courrier du 2 février ? Ou celle-ci sera-t-elle réduite à n’être qu’une vache à lait juste bonne à “prendre une participation dans le capital” ?
Et, dernière question, Y-A-T-IL ENCORE QUELQU’UN ICI ou est-ce que je peux fermer la lumière ?

PS : autant pour moi pour le début de mon message précédent. Le texte de Joffrin est bien on line sur le site web de “Libé”, mais bizaremment classé à la rubrique “Rebonds” et pas, comme dans le journal papier sous la rubrique “à nos lecteurs”.

@ Daniel

tu n’es pas seul ! nous sommes au moins deux …