De quoi s’agit-il?
Pourquoi une société des lecteurs ?
Libération va mal. Presse gratuite, Internet, nouveaux modes de consommation, récession publicitaire, hausse du prix du papier, diminution du nombre de points de vente… Toute la presse quotidienne est aujourd’hui touchée, mais notre journal –qui ne fait pas partie d’un groupe de presse- plus que les autres. Surtout que nous ne disposons pas d’actionnaires mécènes prêts à remettre de l’argent pour combler nos déficits.
Cela veut-il dire qu’il faut se résoudre à fermer la boutique et considérer que, comme les mines de charbon hier, notre industrie est vouée à disparaître ? D’un strict plan comptable, si Libération ferme, 300 emplois seront supprimés. Pas de quoi mettre à mal le déficit de l’assurance chômage. On versera une petite larme sur nous. Et puis on passera à un autre sujet.
Mais il ne s’agit pas que de nous, et de nos emplois. Modestement, nous pensons que Libération vaut plus que ses salariés. Et que sa fermeture serait avant tout une perte pour le débat public en France et pour l’information des citoyens. D’ailleurs, la crise économique que nous connaissons ne veut pas dire que nous perdons des lecteurs. Avec Internet –et c’est paradoxal-, nous en avons gagné ces dernières années. ! Libération.fr est l’un des sites d’information généraliste les plus consultés sur le web.
Alors, oui, Libération n’a pas été parfait par le passé. Depuis que nous avons alerté nos lecteurs pour la première fois, il y a quinze jours, certains nous ont renvoyé nos « erreurs » : des fautes rédactionnelles, nos prises de positions sur le référendum sur le traité européen (notamment l’éditorial de Serge July), plus généralement une certaine façon de parler de la culture, de l’actualité, notre côté « bobo » et « parisianiste ».
Faut-il alors un journal complètement aseptisé, comme le font les gratuits ? Un copier-coller de dépêches AFP, ce que font certains sites d’information ? Quel progrès pour la démocratie ! Car, il ne faut pas se leurrer. Ce n’est pas dans un univers médiatique contrôlé par quelques riches familles et groupes industriels (Dassault, Bolloré, Lagardère, Bouygues…) que des journalistes pourront révéler des scandales. Et ce n’est pas un vieux gauchiste qui le dit : le constat est tiré d’un récent numéro de The Economist, l’hebdomadaire libéral britannique qui consacrait sa une à la crise de la presse.
Dans ce contexte, nous pensons que Libération a encore son mot à dire. Son indépendance –défendu par un pacte d’actionnaire qui met la rédaction à l’abri des pressions des actionnaires et des annonceurs- n’est pas un vain mot.
Nous aimerions que cette conviction ne soit pas partagée que par nous. D’où cet appel lancé il y a quinze jours. Et l’idée de créer une société des lecteurs. Nous écrivons pour vous, et nous avons besoin de vous. Besoin de vous entendre. Besoin de savoir que nous ne sommes pas seuls à déplorer cette disparition lente, silencieuse, d’une presse libre et indépendante. Au profit d’une presse jetable.
En adhérant en nombre à la société des lecteurs, une association loi 1901, vous montrerez votre force, et par conséquent, la nôtre. Nous savons que certains de nos lecteurs font déjà un effort financier en nous achetant, c’est pourquoi nous avons décidé de fixer l’adhésion à la SLL à 15 euros. Ensuite, libre à vous, selon vos moyens, de verser autant d’argent que vous le voulez. Le statut de membre donateur est attribué à ceux qui versent plus de 150 euros. Les personnes morales (associations, entreprises…) peuvent aussi adhérer à partir de 100 euros.
Comme nos statuts le précisent, l’argent récolté a pour objectif d’assurer l’indépendance éditoriale de Libération et de contribuer à son développement. La solution la plus simple serait ensuite que la SLL devienne actionnaire du journal, via une augmentation de capital. Mais décision ne pourra être prise qu’en accord avec les actionnaires actuels de Libé (Rothschild, Pathé, 3i, la SCPL, Communication & Participations).
Pour les lecteurs qui ont le temps, et l’envie, nous souhaitons aussi qu’ils s’impliquent. Actuellement, l’association est gérée par un bureau provisoire, composé de salariés de Libération. Mais notre objectif est de passer le relais à d’autres adhérents. Dès que la SLL atteindra une taille importante, nous convoquerons une Assemblée générale qui permettra d’ancrer l’association dans le paysage. En attendant, n’hésitez-pas à nous adresser vos suggestions, soutiens ou critiques.
Le bureau de la Société des lecteurs
Ce site est géré par le bureau de la Société des lecteurs de Libération, et plus particulièrement par Mikael Garnier-Lavalley, co-secrétaire et Nathalie Clerault.
De quoi s’agit-il?
Pourquoi une société des lecteurs ?
Libération va mal. Presse gratuite, Internet, nouveaux modes de consommation, récession publicitaire, hausse du prix du papier, diminution du nombre de points de vente… Toute la presse quotidienne est aujourd’hui touchée, mais notre journal –qui ne fait pas partie d’un groupe de presse- plus que les autres. Surtout que nous ne disposons pas d’actionnaires mécènes prêts à remettre de l’argent pour combler nos déficits.
Cela veut-il dire qu’il faut se résoudre à fermer la boutique et considérer que, comme les mines de charbon hier, notre industrie est vouée à disparaître ? D’un strict plan comptable, si Libération ferme, 300 emplois seront supprimés. Pas de quoi mettre à mal le déficit de l’assurance chômage. On versera une petite larme sur nous. Et puis on passera à un autre sujet.
Mais il ne s’agit pas que de nous, et de nos emplois. Modestement, nous pensons que Libération vaut plus que ses salariés. Et que sa fermeture serait avant tout une perte pour le débat public en France et pour l’information des citoyens. D’ailleurs, la crise économique que nous connaissons ne veut pas dire que nous perdons des lecteurs. Avec Internet –et c’est paradoxal-, nous en avons gagné ces dernières années. ! Libération.fr est l’un des sites d’information généraliste les plus consultés sur le web.
Alors, oui, Libération n’a pas été parfait par le passé. Depuis que nous avons alerté nos lecteurs pour la première fois, il y a quinze jours, certains nous ont renvoyé nos « erreurs » : des fautes rédactionnelles, nos prises de positions sur le référendum sur le traité européen (notamment l’éditorial de Serge July), plus généralement une certaine façon de parler de la culture, de l’actualité, notre côté « bobo » et « parisianiste ».
Faut-il alors un journal complètement aseptisé, comme le font les gratuits ? Un copier-coller de dépêches AFP, ce que font certains sites d’information ? Quel progrès pour la démocratie ! Car, il ne faut pas se leurrer. Ce n’est pas dans un univers médiatique contrôlé par quelques riches familles et groupes industriels (Dassault, Bolloré, Lagardère, Bouygues…) que des journalistes pourront révéler des scandales. Et ce n’est pas un vieux gauchiste qui le dit : le constat est tiré d’un récent numéro de The Economist, l’hebdomadaire libéral britannique qui consacrait sa une à la crise de la presse.
Dans ce contexte, nous pensons que Libération a encore son mot à dire. Son indépendance –défendu par un pacte d’actionnaire qui met la rédaction à l’abri des pressions des actionnaires et des annonceurs- n’est pas un vain mot.
Nous aimerions que cette conviction ne soit pas partagée que par nous. D’où cet appel lancé il y a quinze jours. Et l’idée de créer une société des lecteurs. Nous écrivons pour vous, et nous avons besoin de vous. Besoin de vous entendre. Besoin de savoir que nous ne sommes pas seuls à déplorer cette disparition lente, silencieuse, d’une presse libre et indépendante. Au profit d’une presse jetable.
En adhérant en nombre à la société des lecteurs, une association loi 1901, vous montrerez votre force, et par conséquent, la nôtre. Nous savons que certains de nos lecteurs font déjà un effort financier en nous achetant, c’est pourquoi nous avons décidé de fixer l’adhésion à la SLL à 15 euros. Ensuite, libre à vous, selon vos moyens, de verser autant d’argent que vous le voulez. Le statut de membre donateur est attribué à ceux qui versent plus de 150 euros. Les personnes morales (associations, entreprises…) peuvent aussi adhérer à partir de 100 euros.
Comme nos statuts le précisent, l’argent récolté a pour objectif d’assurer l’indépendance éditoriale de Libération et de contribuer à son développement. La solution la plus simple serait ensuite que la SLL devienne actionnaire du journal, via une augmentation de capital. Mais décision ne pourra être prise qu’en accord avec les actionnaires actuels de Libé (Rothschild, Pathé, 3i, la SCPL, Communication & Participations).
Pour les lecteurs qui ont le temps, et l’envie, nous souhaitons aussi qu’ils s’impliquent. Actuellement, l’association est gérée par un bureau provisoire, composé de salariés de Libération. Mais notre objectif est de passer le relais à d’autres adhérents. Dès que la SLL atteindra une taille importante, nous convoquerons une Assemblée générale qui permettra d’ancrer l’association dans le paysage. En attendant, n’hésitez-pas à nous adresser vos suggestions, soutiens ou critiques.
Le bureau de la Société des lecteurs
Ce site est géré par le bureau de la Société des lecteurs de Libération, et plus particulièrement par Mikael Garnier-Lavalley, co-secrétaire et Nathalie Clerault.


